
Conseil d’affaires Kazakhstan–Belgique : les ports d’Anvers-Bruges et d’Aktaou, les minerais critiques et la protonthérapie
Le 13 octobre, Astana a accueilli la 4e session du Conseil d’affaires kazakho-belge, en présence du président Kassym-Jomart Tokaïev, du roi Philippe et de la reine Mathilde, rapporte le service de presse de l’Akorda.
Les chiffres. Selon Tokaïev, la Belgique figure parmi les dix premiers investisseurs au Kazakhstan : au cours des deux dernières décennies, les entreprises belges ont investi plus de 15 milliards de dollars dans l’économie du pays. Plus de 100 entreprises belges et coentreprises opèrent au Kazakhstan dans l’agro-industrie, la santé et la pharmacie, les technologies de pointe et l’énergie, dont Jan De Nul, Sarens et Ahlers. Les échanges ont progressé de près de 10 % sur les huit premiers mois de l’année, et le Kazakhstan est le premier partenaire commercial de la Belgique en Asie centrale.
Logistique. Le Kazakhstan investit dans la modernisation des voies ferrées et routières, des ports maritimes et des terminaux le long du Corridor médian. Le président a dit compter sur un partenariat concret entre le port d’Anvers-Bruges et les ports caspiens d’Aktaou et de Kouryk, qui ouvrirait des marchés plus larges aux produits métallurgiques, pétrochimiques et agricoles kazakhs.
Minerais critiques et industrie. Le Kazakhstan produit déjà 21 des 34 matières premières jugées critiques pour l’industrie européenne et fournit à la Belgique du titane et des produits à base de molybdène. Tokaïev a cité en exemple de coopération industrielle le partenariat entre John Cockerill et Qarmet pour créer des capacités de galvanisation et de revêtements protecteurs. Les entreprises belges ont été invitées à participer à l’exploration géologique, à la transformation poussée des matières premières et des métaux, à la pétrochimie, à la chimie et à la production de polymères.
Énergie, IA, santé, agriculture. Parmi les autres axes figurent les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la décarbonation de l’industrie et la production d’hydrogène ; l’intelligence artificielle et les technologies (les projets AlemAi et Alatau City, et les solides positions de la Belgique dans la recherche sur les semi-conducteurs) ; la coopération avec IBA pour élargir l’accès à la protonthérapie ; la transformation agricole et l’utilisation efficace de l’eau et des terres. Le président a invité les entreprises pharmaceutiques belges à produire au Kazakhstan.
Le roi Philippe a présenté la Belgique comme une porte d’entrée vers le marché de l’UE et le Kazakhstan comme un maillon clé de l’Eurasie, et a appelé les entreprises des deux pays à intensifier leur coopération dans l’énergie, les minerais critiques, les transports et la logistique, la finance et le tourisme. Les deux pays sont éloignés, a-t-il souligné, mais « remarquablement proches » par l’ambition, le pragmatisme et la détermination.
Ce que cela change pour le Benelux. Dans la Déclaration conjointe adoptée le 12 octobre, le président et le roi ont salué le travail du Conseil d’affaires, confirmé les priorités — minerais critiques, pétrochimie, industrie et construction mécanique, transports, logistique et énergies renouvelables — et souligné le rôle de la route transcaspienne et le potentiel agricole. Les parties ont également salué l’entrée en vigueur du protocole modifiant l’accord entre le Kazakhstan et les pays du Benelux sur l’exemption de visa pour les titulaires de passeports de service.
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