
Les Pays-Bas restent le premier investisseur du Kazakhstan, malgré un recul des IDE
Les entrées brutes d'investissements directs étrangers (IDE) au Kazakhstan se sont élevées à 9,4 milliards de dollars au premier semestre 2026 — soit 8 % de moins qu'un an plus tôt (10 milliards de dollars), selon les données de la Banque nationale citées par Kursiv Media. Malgré ce recul global, les Pays-Bas ont conservé leur statut de premier investisseur du pays.
Toujours selon ces données, les Pays-Bas ont investi 2 milliards de dollars dans l'économie kazakhe — en baisse de 12 % sur un an, mais suffisamment pour rester en tête des pays investisseurs. Suivent la Russie (1,5 milliard de dollars, +25 %), la Chine (1,47 milliard de dollars, +5 %) et le Qatar (1,3 milliard de dollars, +12 %), ces trois pays affichant au contraire une hausse. La Belgique, avec 428,2 millions de dollars, figure elle aussi parmi les investisseurs notables du pays.
Les entrées nettes d'IDE — les investissements moins le capital retiré et les bénéfices réinvestis à l'étranger — ont presque été divisées par deux, à 470,6 millions de dollars contre 928,5 millions un an plus tôt. Par secteur, l'industrie extractive a le plus reculé (-51 %, à 816 millions de dollars), de même que l'industrie manufacturière (-14 %, à 1,8 milliard de dollars), tandis que la construction a presque été multipliée par sept, passant de 157,8 millions à 1,1 milliard de dollars.
Ce ralentissement des IDE intervient alors que la balance extérieure du pays s'améliore dans son ensemble : dans une communication distincte, la Banque nationale a indiqué que le compte courant du Kazakhstan a dégagé un excédent de 2,4 milliards de dollars sur le même semestre, contre un déficit de 3,6 milliards un an plus tôt, porté par une hausse des exportations de 27,1 %, à 48,5 milliards de dollars.
Pourquoi cela compte pour les membres de la Chambre. Pour les entreprises du Benelux, la première place durable des Pays-Bas parmi les investisseurs du Kazakhstan confirme que le pays reste un point d'ancrage pour le capital néerlandais dans la région, malgré les variations d'un trimestre à l'autre. Pour les entreprises kazakhes à la recherche de partenaires dans l'UE, c'est une raison de ne pas perdre de vue les marchés néerlandais et belge, malgré le creux statistique d'un semestre.
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